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 Allocations pour relancer la natalité en Roumanie

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karine



Messages : 49
Date d'inscription : 12/02/2008
Age : 42
Localisation : Timisoara

MessageSujet: Allocations pour relancer la natalité en Roumanie   Ven 23 Mai - 16:08

Une amie m'a dit aujourd'hui qu'il existe pour les familles roumaines ou familles vivant en Roumanie, une allocation pour élever son enfant. Si la maman le souhaite elle peut s'arrêter de travailler, elle reçoit en contrepartie une allocation de 800 RON / mois pendant 3 ans (il n'y a pas si longtemps c'était 2 ans), à condition d'avoir cotiser pendant 11 mois en Roumanie.
Donc il suffit pour une maman de commencer à travailler 3 mois avant de tomber enceinte ... ou plus bien sûr!

Voilà qui devrait relancer la natalité en Roumanie, en baisse depuis 2000
http://www.indexmundi.com/g/g.aspx?c=ro&v=25&l=fr

Citation :
Contributed by Floriana Scanteie (BIRN)
Wednesday, 06 December 2006
Last Updated Saturday, 09 December 2006

Péril démographique pour la Roumanie
Avec plus de 21 millions d'habitants, la Roumanie demeure l'un des États les plus peuplés d'Europe orientale - un véritable géant démographique comparativement à la Hongrie, la Serbie ou la Bulgarie voisines. Pourtant, la Roumanie compte toujours plus de retraités et moins d'enfants : la Roumanie rejoint ainsi les rangs des pays européens qui vont devoir faire face à une sérieuse crise démographique.
Les démographes, inquiets, affirment que le taux de natalité en baisse, l'allongement de l'espérance de vie et l'émigration constante risquent de plonger la Roumanie dans une crise économique sévère au cours des prochaines décennies.
Le professeur Vasile Ghetau, l'un des démographes les plus réputés du pays, soutient que si le taux de natalité demeure aux niveaux actuels et que le nombre de personnes agées continue de croître, la population pourrait passer de 21 millions à seulement 16 millions en 2050. Pire encore, au moins la moitié des Roumains qui vivront alors seront des retraités agés.
L'indice le plus préoccupant est le taux de natalité. Celui-ci est passé de plus de 2,2 enfants par femme en 1989 à un maigre 1,3 l'an dernier. Le seuil minimal de renouvellement d'une population stable est de 2,1 enfants par femme.
Les causes du déclin de la taille de la famille sont variées. Certains experts croient que le système communiste, sous lequel le mode de vie des Roumains était littéralement spartiate, avait au mois le mérite d'apporter une stabilité et comportait une dimension « traditionnelle ». La plupart des gens se mariaient jeunes et avaient au moins deux enfants.
Un mode de vie différent
Aujourd'hui, plusieurs familles ont choisi de limiter le nombre de naissances en raison de la baisse du niveau de vie qui a suivi la transition à l'économie de marché. À l'opposé, d'autres ne fondent pas de famille pour les raisons inverses : l'augmentation de leur niveau de vie et des perspectives plus attirantes les poussent plutôt à mettre de côté la vie familiale afin de se concentrer sur leur succès professionnels et le consumérisme.
Viviana Livadaru, 36 ans, représente le type même de la réussite de la génération post-communiste en Roumanie. Cette génération - qui ressemble en cela à ses équivalents en Italie et en Espagne - semble avoir des attentes et un mode de vie radicalement différents de ceux de leurs parents.
Viviana Livadaru a passé les années 1990 à travailler et à étudier partout en Europe (une chose impensable durant l'ère communiste), et elle a bâti sa carrière dans le marketing et le tourisme. Les éventuels enfants sont passés au second plan. « Une famille aurait été un carcan pour notre mode de vie », a-t-elle dit. « Mon mari et moi avons une vie enrichissante, nous voyageons beaucoup. C'est seulement maintenant que je commence à changer d'idée et à vouloir un bébé ».
Bien que les démographes prédisent que le taux de natalité devrait peu à peu décoller de son plancher historique actuel, il pourrait très bien ne jamais retrouver le « seuil de renouvellement » de 2,1 enfants par femme ou plus. Vasile Ghetau soutient que seul une croissance importante des naissances pourrait renverser le déclin de la population. « Il n'y a qu'une seule solution : une amélioration de la situation économique et sociale, ce qui signifierait créer les ressources nécessaires pour contrer les effets négatifs du processus », explique-t-il.
Une population de plus en plus vieille
À cela s'ajoute l'allongement de la durée de la vie, ce qui augmente le nombre de Roumains agés, précisément au moment où celui des jeunes diminue. Avec pour conséquence une hausse des coûts totaux de soins de santé et des pensions de retraite, soit un fardeau supplémentaire sur les finances du gouvernement, déjà exsangues. Le ratio de retraités par travailleur est actuellement de 1 pour 1, c'est-à-dire considérablement en dessous de ce que les économistes considèrent comme un minimum pour soutenir une croissance économique. La perspective d'une population qui vieillit et celle de pensions plus élevées ont obligé l'ancien gouvernement socialiste à tenter une réforme du système. Ainsi, l'âge de la retraite est passé de 62 ans pour les hommes et de 57 ans pour les femmes à 65 ans pour les deux sexes.
Mais les experts constatent que jouer avec l'âge de la retraite ne constitue qu'une partie de la solution. D'autres voies doivent être explorées afin de garder les aînés en meilleure santé et pour plus longtemps. « La Roumanie doit restructurer ses systèmes médical et social pour contribuer à maintenir sa population aussi active que possible », déclare Peer Sieben, du Fond pour la Population de l'ONU en Roumanie.
Cela constitue un nouveau défi pour les professionnels de la santé, dont les médecins ont été formés pour répondre avant tout aux épidémies et aux maladies infectieuses. Maintenant, ils doivent ajuster leurs priorités pour répondre à davantage de pathologies reliées à l'âge, comme les maladies cardio-vasculaires.
La saignée de l'émigration
Une autre cause du déclin de la population est bien entendu l'émigration économique. Officiellement, l'émigration se solde par la perte d'environ 300 000 personnes au cours des 15 dernières années. En tout, près de 1,5 millions de Roumains travaillent maintenant à l'étranger. Beaucoup d'entre eux se sont installés ailleurs de façon permanente et ne manifestent aucune intention de rentrer au bercail.
Bien que le taux d'émigration ait diminué ces cinq dernières années, alors que l'économie nationale prenait du mieux, il reste inquiétant de constater que ceux qui partent appartiennent au segment économique le plus productif de la population : les jeunes professionnels éduqués.
Une immigration accrue afin de compenser le manque est une des options à l'étude. Mais comme l'expérience des pays d'Europe de l'Ouest l'a démontré, l'immigration en provenance des pays en développement implique de nombreuses difficultés et de lourdes conséquences.
Bref, il n'existe aucune solution facile. La crise démographique pourrait bien devenir l'un des plus grands défis que la Roumanie devra relever à l'avenir.
Floriana Scanteie (BIRN)
Traduit par Stéphane Surprenant
© Courrier des Balkans
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SOURCE



Citation :
La population roumaine totale est estimée à 22 millions d'habitants. Le taux naturel de croissance démographique est négatif depuis le milieu des années 1990, du fait des effets combinés de l'émigration et de la baisse de la natalité. A ceci s'ajoutent le boom de l’avortement et la hausse de la mortalité infantile, qui s'élève à 22 %°.

Le taux de fécondité est de 1,35 enfant par femme en 2003, soit le plus bas taux enregistré dans l'histoire de la Roumanie. La population roumaine reste cependant relativement jeune (70 % des Roumains ont moins de cinquante ans), du fait de la politique de natalité menée par le régime communiste.

http://www.centreurope.org/roumanie/guide/pratique/demographie-roumanie.htm
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karine



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MessageSujet: Re: Allocations pour relancer la natalité en Roumanie   Ven 23 Mai - 16:24

Un autre texte tout aussi intéressant qui reprend les mêmes infos:
http://www.lepetitjournal.com/content/view/9323/1231/
Citation :
Selon l’Institut national des statistiques, d’ici 10 ans, la population de la Roumanie devrait passer de 20 millions d’habitants à seulement 16 millions d’habitants. Ces préoccupations démographiques sont étroitement liées à l’émancipation feminine, comme l’explique Minedora Cliveti, présidente de la Commission parlementaire pour l’égalite des chances

Faciliter la vie des femmes qui travaillent, un moyen de redresser la courbe de la natalité
Sous Ceausescu, la politique nataliste établie en 1966 poussait les Roumaines à faire au moins 4 enfants. Aujourd’hui, la Roumanie essaie de concilier ses objectifs démographiques avec les aspirations de ses concitoyennes grâce à un cadre législatif adapté.
Dès la naissance de son enfant, une mère a le droit de prendre 126 jours de congé maternité payés 80% du salaire. Elle a aussi la possibilité de bénéficier d’un congé parental de deux ans, équivalant à 200 euros par mois, malheureusement sans qu'on ne tienne compte de son salaire de référence... “Depuis la fin du régime communiste, l’influence de l’Ouest a été plutôt bonne, explique Minedora Cliveti, présidente de la Commission parlementaire pour l’égalite des chances. Depuis 2002, le pays dispose enfin d’une loi sur l’égalite des chances entre les sexes. Avec l’ouverture des frontières, l’accès aux medias, les jeunes filles ont découvert d’autres façons de vivre. En ville, la nouvelle génération estime que jusqu’à 30-35 ans il vaut mieux construire une carrière et gagner de l’argent.”
Changer les mentalités
Cependant, le partage du congé parental n’est pas pratiqué, seuls 10% des hommes en profitent, ce qui trop souvent oblige les femmes à quitter leur travail pour garder seules leurs enfants. D’autre part, les crêches n’existent pas. “J’ai proposé au parlement un projet de loi qui aurait permis aux entreprises de déduire de leurs impôts la construction de crêches, confie Mme Cliveti. Il n’a pas été accepté.”
Selon elle, le problème est d’abord de faire changer les mentalités, celle des régions rurales, où la première attribution d’une femme reste la famille, mais aussi celle des hommes et des générations plus âgées. “Lorsqu’on aborde la question de la chute de la natalité, il n’est pas rare de voir pointer du doigt l’irresponsabilité des femmes roumaines, soutient Minodora Cliveti. Je m’emploie à rappeler qu’une femme doit aussi se réaliser en tant qu’être humain.”
Dans la magistrature, si on compte environ 50% de femmes, il est très rare de touver une présidente à la tête d’un département de justice. Et au sein du parlement, moins de 11% des députés sont de sexe féminin.
Florence Mottot (www.lepetitjournal.com) 30 octobre 2006
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